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Compte Rendu de la réunion des Comités de soutien

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Compte Rendu de la réunion des Comités de soutien

Message par jean luc le Jeu 3 Jan - 6:45

Avant tout, résumé des dates à venir annoncées :

  • - 18 et 19 janvier :
journées d’actions contre Vinci (plus d’infos sur Vinci et ses filiales : http://stopvinci.noblogs.org/)

  • - 9 février 2013 :
arrivée des marches de Nice et Lille à NDDL

  • - printemps :
grande manif de remise en culture des terres expropriées -

  • 11 mai :
grande chaîne humaine pour entourer la zad

  • - w.e. du 4 août :
méga rassemblement de l’ACIPA et de la Coordination.

Et toujours valable en cas d’attaque :
- occupation des lieux de pouvoir dans les 48h suivant une expulsion de la
Chateigne
- grande manif à Nantes en cas d’opération d’expulsion et/ou destruction
sur la zone.


----------------------------------------------------------


COMPTE-RENDUS DU WE DE RENCONTRES INTER-COMITES du 15-16 DECEMBRE 2012

Sommaire p2 : Présentations des comités p4 : Commission 4 : charte et
outils de coordination des comités locaux p7 : Commission 3 : actions
décentralisées p9 : Commission 1 : implication des comités locaux sur la
ZAD p11 : Commission 2 : actions à venir sur la ZAD p13 : Présentation
de divers groupes actifs localement dans la lutte p15 : Débat

Annexes : p17 : Liste d’actions citées au cours de ce w.e p19 : Fiche
pratique Péage gratuit p20 : Résumé des infos pratiques

pj : propositions des comités pour ce we charte des comités larzac



300 personnes, venant de plus de 75 départements différents se sont
retrouvées le week-end du 15-16 décembre à Notre Dame des Landes, deux
mois exacetement après le début de l’opération César. Plus de 150 groupes
locaux y étaient présents (et depuis, de nombreux autres ont continué à se
créer...)

Ces rencontres étaient organisées conjointement par l’ACIPA, l’assemblée
de réoccupation qui a été à l’initiative de l’organisation de la
manifestation du 17 novembre et des occupant-e-s de la ZAD.

L’idée de ces rencontres était avant tout d’échanger des idées et infos,
de se rencontrer, de relayer des projets et de situer les énergies pour la
suite de la lutte....

Cela a été un moment combattif et joyeux, plein d’énergies à partager et à
mettre dans cette lutte. On ne peut que se féliciter les un-e-s les autres
: d’être venu-e-s de partout, d’avoir contribué à la richesse des
discussions, d’avoir organisé, d’avoir assuré les petits dej, l’apéro, les
repas (merci à la cuisine Veggie pochtrons...) …

Voilà une synthèse des notes qui ont été prises aux différents moments de
ce we (pour éviter les redondances, certains éléments des discussions ont
été regroupés, et certaines dates ou éléments qui ont été précisés depuis
ont été rajouté)
  • Samedi 15 matin : Présentations des comités


Près de 150 comités étaient présents à l’occasion de cette rencontre.
Aussi le temps imparti pour les présentations n’autorisait pas la totalité
des comités à se présenter, faute de temps et par crainte des redondances.
L’assemblée a donc commencé par se diviser pendant 20 minutes en groupes
regroupant les comités par région, le temps d’élaborer une présentation
commune. Passées ces 20 minutes, 20 interventions ont permis de faire le
tour des activités et attentes des différents comités. La plupart des
interventions se sont concentrées sur les actions déjà menées ou celles en
perspective, sur les questions pratiques et le lien avec la ZAD, les
attentes autour de la rencontre, et la volontée de créer des liens avec
d’autre luttes.

Une liste des actions citées par les différents comités lors de cette
présentation et d’autres discussions est jointe en annexe.

Sud Est : Marseille, 06, Nice (qui n’étaient pas là parce qu’illes
marchent) : cherchent des luttes qui font écho à ici pour rencontrer plus
de gens

Languedoc : 10 collectifs d’individu-e-s (venant de syndicats,
squatts...), lien avec des luttes locales (contre l’artificialisation des
terres, des zones commerciales, des autoroutes...). Prêts à agir en cas
d’expulsions de la Chateigne, à s’organiser sur les procès (collecte pour
amendes, soutiens aux emprisonné-e-s...)

Sud Ouest : Aquitaine/Midi pyrénées : 40 collectifs de 50 personnes, lien
avec la lutte contre la LGV Lyon-Turin, création de cellules de crise
prêtes à monter sur la Zad, les collectifs voisins sont en attente de se
regrouper pour mener des actions plus fortes

Poitou Charentes : 6 collectifs, en tout 250 personnes (individu-e-s,
emmaüs, assoc, partis...)

Centre élargi : 11 comités, énorme besoin d’information d’ou tractage,
conférences... nécessité de créer de la sympathie ; lien avec la lutte
contre la LGV Poitiers-Limoges et les luttes contre le nucléaire (présence
d’anciennes mines d’uranium)

Massif central : 6 comités dont St-Etienne, 300 personnes surtout des
individu-e-s, quelques-un-e-s intègrent des organisations urbaines et
rurales, une plate-forme pour le Massif central est en projet. Rhône Alpes
: 15 collectifs, Lyon... çà s’est mis en place vite ; convergence des
luttes et des collectifs qui se retrouvent sur d’autres luttes (No Tav,
plateau des Chambarans ? , OL Land à Lyon).

Nord Est (Bourgogne Franche Comté) : comités récents (un mois, sauf celui
de Dijon créé pour la manif du 24 mars) ; lien avec des jardins collectifs
squattés (Dijon) et dans le Morvan un comité créé autour d’une AMAP

Grand Nord Est : Champagne Ardenne, Lorraine, Alsace, Belgique : 300
personnes dont beaucoup de collectifs récents (créés pour la manif du 17
nov) . Lien avec les luttes contre les gaz de shistes, le nucléaire (site
d’enfouissement et de stockage de déchets de Bure) …Exemple de l’aéroport
de Vatry toujours déficitaire et porté par CG CR, proche du dépôt de bilan
: que Nantes rachète Vatry ?

Nord Pas de Calais : 2 comités pour l’instant, près de 60 personnes mais
bientôt deux de plus. Départ en janvier d’une marche Lille-Nddl. Liens
avec les luttes contre la THT, les gaz de schiste

Haute-Normandie Rouen : 30 personnes depuis le 6 nov. Utilisation de la
facilitation en réunion...ont une petite ZAD (belle ferme de 4ha près de
Rouen : action à venir là-bas)

Basse Normandie : Comité ZAD- Chesfresnes lien avec la lutte contre la
ligne THT

Collectif francilien : réunion tous les mardis, 70 personnes interpellées
pendant une manif : procès le 16 janvier. Projet d’une marche Paris-NDDL.
Lien avec les luttes contre le projet de grand Paris, le triangle de
gonesse

Bretagne : - Rennes, Chateaubourg, St-Malo, Fougères, Redon... Lien avec
le dossier de LGV Rennes et Nantes - Finistère : 10 comités 900
sympathisants forte force de mobilisation, souhait d’une coordination sur
la question du pacte énergétique breton (problème de centrale à gaz) -
Morbihan : 8 collectifs : attente d’une action nationale forte - Côtes
d’Armor : 7 collectifs

Pays de Loire hors 44 : 16 collectifs- résumé humoristique... des
arguments (au centre de loisirs, les enfants font des barricades et jouent
aux policiers trainés par des zadistes). Organisation de co-voiturage tous
les jours depuis le 53

Loire Atlantique : 21 collectifs, 1200 personnes ; pas de collectif à
Bouguenais (où se trouve l’actuel aéroport de Nantes) ; Travailler sur les
grands projets inutiles réalisés.

Comité nantais : met l’accent sur la volonté d’inscrire la lutte contre
l’aéroport dans une dynamique d’opposition au développement des processus
de métropolisation et les différentes formes qu’ils prennent (métropole
Nantes Saint-nazaire, restructuration des quartiers, infrastructures,
culture...) ; projet de métropole de 70 kms Nantes St-Nazaire, la plus
grande d’Europe ; Nantes Capitale Verte européenne 2013 ; lien avec le
collectif Un toit pour tou-te-s et le DAL, à faire avec les Arcelor Mittal
de Nantes.

Ce moment a été l’occasion pour les différents comités de faire
connaissance entre comités voisins, ce qui aura certainement des suites en
terme de dynamiques régionales.

Plusieurs personnes ont parlé de la lutte contre l’aéroport comme le
ressurgissement de la possibilité de victoire, qu’il fallait concentrer
l’énergie sur cette victoire possible pour qu’elle contamine les autres
luttes existantes ou en devenir. D’où pour certain-e-s la nécessité
d’établir une plate forme pour rassembler ce qui semble être les
conditions de la victoire. La plate forme pourrait tracer les grandes
lignes du mouvement à partir de ses points de force et de la composition
qui fait sa richesse, et prolonger la logistique pour renforcer la force
matérielle de la lutte.

La matinée s’est clôturée sur un rappel du programme et une intervention à
propos de la répression, des blessé-e-s et de la personne actuellement en
prison. Au cours de la matinée, la question de faire face collectivement à
la répression (blessé-e-s, arrestations, emprisonnements, interdiction de
territoire, multiplication de Gav (par refus du flicage) a été évoquée.
Depuis ce week-end d’assemblée, deux nouvelles personnes ont été
condamnées à la prison et d’autres à du sursis. Il y a aussi eu plusieurs
blessé-e-s, l’un d’entre eux va peut-être perdre son gros orteil. Samedi
midi :

Une partie de l’assemblée a répondu à l’appel d’un pique-nique festif et
offensif au carrefour des Fosses noires et du chemin de Suez : la présence
de tou-te-s ces pique-niqueur-euses avait pour but de permettre à une
construction en kit de traverser le carrefour. La police a bloqué le
tracteur qui transportait le matériel une première fois à Notre Dame Des
Landes. De nombreuses personnes des comités locaux sont sorties de la
salle de réunion et ont permis au matériel de passer. Plus loin sur le
parcours, les flics ont finalement laissé passer de nouveau les tracteurs
avec le matériel, après avoir déversé leurs lacrymos sur le pique-nique.
Finalement, les éléments pour construire une crèche sont arrivés à la
Chataigne !

Samedi après-midi : Discussions en 4 commissions

  • Commission 4 : charte et outils de coordination des comités locaux


— - >Discussion sur une proposition de charte/plate-forme des comités
locaux :

Une discussion de fond a eu lieu sur la pertinence de l’écriture d’une
charte des comités locaux et sur son contenu. L’une des inspirations était
la charte de 1975 des comités de soutien au Larzac (en pièce jointe). Une
charte/plate-forme aurait pour objectif de dessiner les grands enjeux
stratégiques et éthiques propres au mouvement de luttte contre l’aéroport
et aux comités locaux : les points de forces, les débats, les points
d’accord et points de tension...

Nous n’étions cependant pas en mesure lors de cette première rencontre de
décider formellement de la nécessité d’une charte, encore moins d’un texte
sur lequel s’accorder, texte qui aurait de toutes façons nécessité des
allers et retours avec les comités locaux.

Nous nous sommes donc contentés pour cette première discussion de
défricher le terrain, dans le froid mais avec passion, et d’imaginer
qu’une proposition écrite en émerge ou pas ultérieurement, à l’initiative
d’un des invitants à cette rencontre ou d’un des comités locaux.

Certaines bases communes immédiates sur lesquelles s’accordent les
composantes de la lutte sur le terrain :
- retrait des forces de police de la ZAD
- arrêt des expulsions et des destructions de maisons, ainsi que des
travaux préliminaires à l’aéroport
- pas d’aménagement du projet et pas de dialogue possible sur cette
base-là. Une lutte commune pour le retrait du projet.

Les bases de l’ACIPA, sur lesquelles se fonde son refus du projet
d’aéroport :
- la préservation des terres pour les paysans
- la lutte contre le changement climatique et pour la transition
énergétique
- la justice sociale.

D’autres composantes de la lutte ont porté l’idée de résistance contre
l’aéroport et son monde, leur refus de l’aménagement marchand du
territoire et des logiques de métropole, des politiques de contrôle et de
normalisation, de la privatisation du commun et du capitalisme vert...

Par ailleurs et dans l’idée d’une plate-forme quelques idées fortes ont
été mises en avant :

- la multiplicité des formes possibles de comités locaux : assemblées,
collectifs, regroupements d’individue-s et/ou
d’organisations/associations, partis politiques et syndicats...

- l’autonomie et la multiplicité possibles des formes d’actions et
d’interventions des comités locaux, sans que celles-ci n’aient à se
définir autour des questions de violence/non-violence. Ces catégorisations
imposées qui ne correspondent ni à la réalité ni à la complexité du
mouvement ont servi avant tout au pouvoir pour tenter de le discriminer et
de le diviser. (Chaque comité local est donc autonome sur ses formes
d’actions, tant qu’il veille à ne pas les mettre en oeuvre au nom d’autres
composantes de la lutte qui ne souhaiteraient pas en assumer la
responsabilité. L’ACIPA souhaite notamment que son logo ne soit pas
utilisé sans en être informée) .

- le fait que le mouvement de lutte contre l’aéroport soit une composition
entre paysan-ne-s, assemblée de lutte et associations, occupant-e-s de la
ZAD et comités locaux. Il n’y a pas de hiérarchie dans cette composition
mais la volonté de maintenir une attention particulière aux enjeux propres
à celleux qui se battent au quotidien, vivent et cultivent sur la ZAD et
alentour.

- le souhait que cette lutte se relie par le biais des comités locaux à un
ensemble d’autres luttes sociales et territoriales. Il y a un lien direct
entre la lutte à Notre Dame et la résistance aux grand projets définis
suivant les uns et les autres comme "inutiles", "nuisibles" ou
"capitalistes", de type Ligne à Grande Vitesse, Gaz de Schiste,
nucléaire... Ont été mentionnés des liens régionaux avec la lutte contre
la mise en place des lignes THT dans le Morbihan, la centrale à gaz près
de Brest, ou plus lointains avec les NO TAV du Val De Susa.

- l’importance sur un moment donné de regrouper des énergies autour de la
ZAD et de créer un point de cristallisation propre à les faire renoncer au
projet d’aéroport. En partant du principe qu’une victoire ici rayonnerait
sur un ensemble de luttes ailleurs.

- la nécessité d’une solidarité forte face à la répression avec les
inculpé-e-s et incarcéré-e-s de la lutte. Plus les tenants de l’aéroport
risquent de se sentir acculés plus il est possible qu’ils cherchent à
taper fort sur les opposant-e-s.

- la détermination du mouvement et le fait que ce qui a su toucher et
faire contagion depuis le 16 octobre c’était notamment la capacité
insoupçonnée à s’opposer de manière opérante à une invasion destructrice,
la volonté sans faille de ne pas se laisser faire et de relever la tête
dans un monde où tout un chacun est censé se résigner face à leurs "grands
projets".

- la capacité à développer des solidarités et compositions entre des
formes d’organisation, de vie et d’actions diverses et complémentaires.

- l’envie de penser dès aujourd’hui les possibilités d’une victoire, de
continuer à expérimenter et développer des imaginaires fertiles sur les
manières de vivre, habiter et cultiver dans ce bocage, afin qu’il ne
puisse retomber dans les nasses d’un autre plan d’aménagement et de
bétonnage de la métropole nantaise.

- l’attention à un langage et une créativité propres au mouvement qui
bouleverse les présupposés idéologiques et ne s’enferme pas dans les vieux
cloisonnements militants.

- l’importance de partir des forces du mouvement de lutte, de ce qu’il
construit d’inédit et pas seulement de ce à quoi il s’oppose.

- si l’invasion policière sur la ZAD a fait à ce point réagir c’est parce
qu’elle touche à des formes de vie, à un territoire habité, cultivé, à des
liens ancrés dans le temps et à des utopies en marche.

- la manière dont la lutte contre l’aéroport à aussi à voir avec une
défense d’un espace riche d’une biodiversité particulière, avec ses
ressources en eau, ses haies, ses salamandres et ses oiseaux...

Certains enjeux ne faisaient clairement pas consensus et resteront
vraisemblablement sujets à discussions au sein des collectifs et dans la
poursuite du mouvement :

- il était primordial pour certain-e-s de nommer un ennemi plus global
au-delà du projet d’aéroport - le capitalisme, les logiques d’argent - et
de faire part du refus d’un projet de société dans sa globalité. D’autres
avançaient qu’une telle ouverture de la focale collective risquait de
faire peur, de diviser et qu’il valait mieux rester centré sur la question
du refus de l’aéroport.

- de la même manière la question de l’"opinion publique" a été posée ainsi
que celle des moyens de maintenir le soutien large généré par la
résistance à l’opération César. Certain-e-s estimaient à ce titre qu’il
fallait rassembler autour des points imaginés comme consensuels pour le
plus grand nombre, d’autres que c’était le fait d’oser porter des
positions plus tranchées qui permettrait de fédérer de manière plus
solide.

- certain-e-s voulaient développer un argumentaire autour de
préoccupations très pragmatiques comme celle de l’"emploi", d’autres
mettaient en avant au contraire la dimension anti-productiviste et
anti-industrielle du mouvement, avec comme corrolaire une remise en cause
de la centralité de la question de l’"emploi".

Certains points sont apparus comme des débats récurrents au sein d’un
certain nombre de comités locaux : autour de la présence des partis
politiques, certains souhaitant s’organiser sans et d’autres les
considérant comme partie intégrante de la lutte. Le rapport aux médias
était sujet à débat aussi.

-- Sur les outils de coordination et communication entre comités locaux :

Nous sommes partis de l’existant : 2 listes de discussion mails sur
lesquelles est inscrite une bonne partie des comités locaux :
nddl-mouvement@lists.riseup.net et comite-ndl@free.fr, l’une à
l’initiative de l’assemblée de réoccupation et l’autre de l’ACIPA. 2
listings des comités locaux disponibles sur le web, l’un sur un blog mis
en place par l’ACIPA et l’autre sur le site de la ZAD. Ainsi qu’un
recensement des initiatves proposées par les comités locaux sur le site de
la ZAD.

Pour éviter les doublons en terme de charge de travail, d’échanges et de
communication, il a été proposé dans la mesure du possible d’unifier
certains de ces outils.

## Liste de communication :

L’ACIPA et l’assemblée de réoccupation vont donc étudier la possibilité de
mettre en place une liste de communication unique qui serait administrée
conjointement. Cette liste serait modérée a posteriori et devra servir aux
communications entre les composantes de la lutte sur le terrain et les
comités locaux. Vues la joyeuse ampleur du mouvement et la multiplicité
des initiatives, cette liste ne pourra permettre, sans risquer d’être
submergée de mails, de servir à toutes les annonces propres à chaque
comité ni à multiplier les débats de fond. Elle devra donc, en priorité,
servir à des annonces utiles à tous les comités locaux, ainsi qu’aux
échanges nécessaires à la coordination entre les comités pour de grandes
actions et événements communs ou pour de futures rencontres inter-comités.

## Forum :

Afin de laisser un espace ouvert aux divers débats et où l’on puisse aussi
trouver un agenda exhaustif des divers actions et événements proposés par
les comités, un groupe de Paris a proposé la création d’un forum web. Cet
espace devra permettre à chacun de poster ses informations de manière
autonome et pourra être mis en lien sur les sites web de l’ACIPA et de la
ZAD.

## Répertoire des comités locaux sur internet

De la même manière un répertoire commun devrait se mettre en place.

## Bulletin de liaison :

Bulletin de liaison entre les comités locaux : plusieurs comités ont
affirmé l’envie d’un bulletin papier entre comités locaux entre autres
pour avoir un support plus accessible et pour permettre des synthèses et
points de vue au sein d’une somme d’informations débordante. Il a été
imaginé que la duplication et la diffusion d’un tel bulletin puisse être
assurée de manière décentralisée par chacun des comités locaux. Néanmoins
la réflexion à ce sujet n’a pas été poussée plus loin dans ce cadre, et ni
les invitant-e-s aux rencontres ni les comités locaux présents ne se
sentaient pour l’instant à prendre en charge un tel projet.

L’idée pourra donc être remise sur le tapis lors de prochaines rencontres.
Par ailleurs, une version papier diffusable dans les différents comités du
compte-rendu des rencontres sera éditée rapidement.

## Site :

Les sites respectifs de l’ACIPA et de la ZAD vont continuer avec chacun
leur contenu. Il y a eu de nombreuses remarques élogieuses sur le travail
accompli quotidiennement à ce niveau, sur la réactivité de l’info et la
sensibilité particulière de nombreux textes.

## Prochaines rencontres entre comités locaux :

- Il a été décidé d’une périodicité plus ou moins trimestrielle, à
réévaluer éventuellement en fonction de l’actualité sur la ZAD.

- La prochaine rencontre aurait lieu autour d’avril/mai, ce qui
permettrait de faire le point, au moment où le moratoire de 6 mois sur le
défrichage et la commission de dialogue gouvernementale prendait fin, et
quelques mois avant les grandes rencontres d’été.

- On a parlé de l’importance de la mise en place de dynamiques à l’échelle
régionale et la possibilité de rencontres et coordinations plus réguières
dans ce cadre-là, notamment en Loire-Atlantique et Bretagne.

  • Commission 3 : actions décentralisées


Cette commission avait pour but d ’échanger sur les initiatives d’actions
et campagnes locales, de trouver des inspirations et de déterminer des
possibilités d’appels fédérateurs et coordonnés. Après une bonne heure à
proposer ou raconter des idées en vrac, à parler des attentes de chacun-e,
à évoquer des limites entrevues ces dernières semaines, la cinquantaine de
personnes présentes s’accorde sur trois catégories d’actions
décentralisées à discuter : - les actions « ordinaires » à l’initiative de
chaque comité - les réactions ailleurs en cas d’expulsion - les actions
coordonnées

Il est évoqué que ce qui constitue notre force est d’être un « mouvement »
d’opposition à l’aéroport dit du grand ouest. En cela, il ne paraît pas
possible ni souhaitable d’avoir une quelconque maitrise sur les actions
qui font partie de ce mouvement.

Les appels à actions ou les annonces publiques ont pour effet de menacer
le pouvoir, de le forcer à anticiper avant d’intervenir sur la ZAD et à
mobiliser ses forces ailleurs. Il est aussi possible de créer de la
surprise par des actions « coup de poing » préparées discrètement et
nécessitant peu de personnes.

Il serait difficile de raconter les différents sujets de fond ou de
stratégie rencontrés dans la discussion. Quelle priorité de la lutte
contre l’aéroport par rapport à d’autres luttes moins fortes ou naissantes
? Quelle pertinence de centraliser les actions dans des grandes villes ?
Quelles alliances pour quelle efficacité, avec qui agir ?

> les actions « ordinaires » à l’initiative de chaque comité

(voir les différentes actions évoquées tout au long du we est en annexe du
CR.)

> les réactions ailleurs en cas d’expulsion :

- occupation des lieux de pouvoir dans les 48 h suivant expulsion :
prévoir un RDV annoncé par avance par les comités locaux pour répondre
chez eux à cet appel (voir l’appel sur zad.nadir.org : « S’ils détruisent
nos lieux d’organisation, nous occuperons les leurs ! »)
- autour des aéroports ou ailleurs : blocages ou opérations escargot (et
aussi aux guichets avec plein de questions ou aux toilettes avec un bon
bouquin)
- 2 semaines d’actions de pression en direction des élu-e-s avant une
prochaine grande manifestation collective sur la ZAD ou à Nantes
(interpellation des élu-e-s des CG, des CR qui ont en charge les
transports, le PS, ...)
- Autres à imaginer, saturation de standards téléphoniques, mails... =>
importance de s’organiser en groupe pour faire des repérages préalables
sur les sites de Vinci, les Mairies, Préfectures...afin de ne pas se
retrouver à improviser au dernier moment.

---- > les actions coordonnées

- du 22 au 29 décembre : semaine de péages gratuits : appel à des actions
de péages gratuits chez Vinci et pas seulement... (voir la fiche pratique
sur comment faire un péage gratuit en annexe)

- semaine de Noël : appel à action sur les marchés de noël (construction
de cabanes et tutti quanti)

- 18/19 janvier : journées d’actions contre Vinci.

- des marches en cours ou en préparation depuis Nice et Lille (Paris et
Bretagne aussi ?) => arrivée sur la ZAD le 9 février

- des idées évoquées, mais pour l’instant sans suite : journées d’actions
contre le PS, occupations de ZAD partout

- Il a été demandé qu’une page soit ouverte sur un site (le site commun)
pour que les comités locaux puissent y poster des fiches pratiques sur les
actions réalisées.

  • Commission 1 : implication des comités locaux sur la ZAD


> Relais sur la châtaigne :

Différents modules - cantine, atelier, dortoirs, bloc sanitaire, salle de
réunion, crèche, no-taverne- se sont finalisés à la Chateigne à partir de
la manifestation du 17 novembre et dans les semaines qui ont suivi pour
constituer un espace d’organisation de la lutte. Pour l’instant pas mal de
gens vivent et dorment sur place, dans la mesure où le lieu était en
construction et menacé d’expulsion à tout moment. Il ne s’agit pas pour
autant d’en faire un lieu d’habitation permanent lié à un groupe
particulier de personnes mais un espace public et ouvert.

L’utilisation et le sens de cet espace devrait aussi être l’affaire des
comités locaux, et on a discuté de comment pourrait se passer cette
participation :

- En se relayant sur le lieu réoccupé : pour un week-end, une semaine, un
temps donné afin d’y proposer des projets, ateliers, discussions,
cantines, actions... L’idée de ces relais est aussi de participer à la vie
de l’espace de la Chateigne, et de permettre aux collectifs d’agir
ensemble ailleurs que chez elleux, et de pouvoir profiter de ces moments
et échanges pour préparer d’autres actions ensuite quand ils sont de
retour

=> Des comités locaux de Dijon/Drôme (27 décembre au 3 janvier), Rennes
(14 au 20 janvier), Lyon (???), du plateau de Millevaches annoncent déjà
des arrivées collectives sur quelques jours => Un agenda/calendrier va se
mettre en place pour que les comités locaux puissent s’organiser =>
L’adresse zad.presidio@riseup.net est créée pour organiser le relais de
groupes/comités sur la chataigne

- Il a aussi été évoqué la possibilité que des personnes des comités
locaux proches de Nantes se relaient plus quotidiennement pour tenir des
permanences/point d’infos à la châtaigne.

> Constructions :

Il a été souligné l’ importance de la construction, de continuer à
construire pour que la zone soit encore plus vivante et habitée qu’avant
si ils reviennent expulser. D’autant qu’il est possible qu’une trêve des
expulsions survienne pendant la période de la commission de dialogue. Un
certain nombre de comités ont envie de construire et ont annoncé préparer
des cabanes ou autres constructions qui pourraient être transportées à la
Châtaigne ou ailleurs sur la ZAD.

Il a été rappelé qu’il ne fallait pas concentrer l’attention et les
constructions uniquement à la Châtaigne, et qu’il y a beaucoup d’autres
lieux à aider et défendre. Il a aussi été dit de faire attention à ne pas
construire n’importe où, n’importe comment, par exemple des cabanes qui
seraient juste déposées sans être habitées ou utilisées a posteriori.
Importance de savoir où, pourquoi, pour qui, on construit, d’en discuter
avec les habitant-e-s qui résistent et paysan-ne-s... Pour l’instant pas
mal des délogé-e-s de l’opération César s’organisent entre elleux pour
reconstruire.

En ce qui concerne la Chateigne, il y a toujours des problèmes d’accès à
améliorer.

Quelques idées ont été évoquées, sans suite pour l’instant : idée d’une
journée de construction coordonnée entre tous les comités idée de
jumelages entre les comités de soutien et d’autres lieux sur la ZAD

> Ravitaillement

Un des points forts de la lutte ces deux derniers mois a été toute la
solidarité et l’ingéniosité déployées pour ravitailler celleux qui
habitaient et résistaient sur le terrain, malgré les barrages policiers et
les arrêtés préfectoraux. Sans cette mise en commun, la lutte n’aurait pas
tenu.
- Liste de matériel recherché : sur le site de la ZAD et tente d’être à
jour régulièrement, elle peut varier rapidement parce que les lieux de
stockage peuvent être submergés de quelque chose et ne plus pouvoir en
accueillir … et qu’il y en ait besoin de nouveau une semaine plus tard...

- Lieu de dépôt des ravitaillements : champ hors contrôle (sur la D81),
hangar à Montjean (sur la route entre NDDL et Grandchamps des Fontaines)

- Pour être tenu au courant des contrôles et difficultés sur la zone, il
est recommandé de passer d’abord au point d’info tenu quotidiennement dans
le bourg de Notre Dame des Landes, (tous les jours de 10h à 17h, local en
face de la Mairie), ou de consulter le site zad.nadir.org, ou d’écouter
RadioKlaxon (107.7)

- On a parlé de l’importance de l’organisation du stockage. (Un groupe des
environs de Nantes a par exemple témoigné s’être retrouvé pour faire des
conserves pour la ZAD après avoir constaté l’abondance de légumes qui
risquaient de se perdre.)

- des point de ravitaillement-relais ont commencé à se mettre en place
dans différentes villes,(Dijon, Rouen, Lozère....) ; il pourrait être
intéressant de mettre ces lieux sur le site internet, pour que les gens
qui passent par là quand illes vont sur la ZAD y récupèrent du matériel à
apporter. Un autre aspect de ces points de relais est qu’ils peuvent aussi
devenir des lieux où trouver des infos, où retrouver les gens qui vont ou
qui viennent de la ZAD … : ça peut être des lieux où se donner des rdv
réguliers d’informations et de rencontres.

- idée d’organiser une journée de détournement de l’attention policière
par des actions de collectifs pour permettre l’arrivée de matériel sur la
zone si besoin.

> Accueil sur place

- il a aussi été évoqué les difficultés pour les gens qui viennent pour la
première fois sur la zone, ou qui n’y connaissent personne, de s’y repérer
et de savoir quoi y faire. Des points accueils existent au niveau du champ
hors-contrôle et de la chataigne pour essayer de répondre à ces problèmes.
L’idée de faire venir sur des temps communs des gens des collectifs qui ne
sont jamais venus a été suggérée.
- une liste de personnes habitant les alentours et prêtes à accueillir des
gens qui viennent soutenir la lutte existe (pour les manifs, les
rencontres...) : à développer ?

> Assemblée de lutte :

Des questions se sont posées sur le fonctionnement de la Châtaigne et
l’existence d’assemblées régulières d’organisation, au-delà des assemblées
de réoccupation. (pour l’instant des assemblées communes sur la défense de
la Chateigne et son organisation quotidienne ont lieu sur place, avec la
présence des paysan-ne-s qui se relaient sur le lieu...)

Il faut essayer d’avoir conscience de la multiplicité des groupes, des
individu-e-s, des manières de fonctionner, des objectifs, (encore plus
maintenant qu’avant le début des expulsions), et qu’il n’est pas possible
de savoir « ce que dit ou pense La ZAD », ou La lutte...

Ce qui a amené la discussion sur la question de l’existence d’une
assemblée de lutte régulière (de type mensuel) qui regrouperait
diiférent-e-s individu-e-s, ocupant-e-s-, opposant-e-s, membres des orgas,
assos, ainsi que des comités locaux proches de la ZAD... Mais ce n’était
pas vraiment à cette commission de discuter de cela.

(NB : c’est un peu ce qui s’était mis en place avec l’assemblée
d’organisation de la ma nifestation du 17 novembre, qui avait d’abord un
objet clair, et qui s’est perpétuée et cherche ses marques depuis. Une
autre assemblée a été appelée par la coordination fin novembre. Une
prochaine « assemblée de lutte » ouverte aura lieu le 16 janvier. )

> Finances :

Il y a beaucoup de soutien financier. On a eu une discussion sur à quoi
sert cet argent, l’argent... On a tou-te-s envie que ça devienne un peu
moins important dans nos vies, mais on a convenu qu’on en avait encore
besoin, et que ça sera certainement nécessaire pour des frais liés à la
répression à venir (frais d’avocats, amendes, soutien aux
incarcéré-e-s...) Pour l’instant, il y a trois caisses : celle de l’ACIPA,
celle des occupant-e-s de la ZAD (Vivre Sans Aéroport), la caisse du
comité de soutien aux inculpé-e-s (dont les caisses ont été vidées par les
amendes à payer à Vinci après une action sur leurs bureaux, et renflouées
par la caisse de la ZAD) .

- Ces caisses restent autonomes. La caisse anti-répression et celles des
occupant-e-s- de la ZAD peuvent se soutenir en cas de besoin. Les comités
locaux peuvent envoyer à qui ils veulent ou qui en a besoin au moment où
ils envoient des fonds.

- Des sous pour les collectifs locaux : il a été rappelé que l’argent
collecté par les collectifs doit aussi servir à mener la lutte là où sont
les collectifs : pour impressions de tracts, trajets sur la ZAD, …

  • Commission 2 : actions à venir sur la ZAD

On a d’abord discuté un peu en général de à quoi servent des actions à
dates fluctuantes, en réaction à quelque chose. On a discuté en quoi il
était indispensable d’avoir aussi des actions à date fixe qu’on a prévues
et planifiées, dont on soit sûr qu’elles auront lieu quelle que soit la
situation. On a décidé que la commission discuterait plus d’actions
d’envergure plutôt que des petites actions qui se font au fil du temps et
au quotidien ici sur la ZAD, en réaction à des travaux, à des expulsion
dans l’immédiat.
— -> Une manif à Nantes en cas d’expulsion Une idée qui est déjà appelée :
appel diffusé sur le site, sur le modèle de l’appel à manif du 17
novembre. Dans les discussions, les gens disaient que 4 semaines après une
opération d’expulsion c’était un bon temps pour pouvoir s’organiser pour
monter, pour ceux qui voulaient monter. Mais l’idée de cette manifestation
n’a pas suscité un enthousiasme débordant chez tout le monde : pas
forcément convaincu-e-s de la pertinence de se déplacer de loin pour une
occasion comme ça, de la pertinence d’une manif en ville. Donc : - il y
aura une grosse manif à Nantes, plutôt à voir avec les collectifs des
alentours (idée de passer par Rezé, ville survolée par des avions et dont
Gilles Retières, maire est en même temps le président de « Nantes
Métropole », d’une manif de Nantes à la ZAD, ... )
- s’il y a des comités qui veulent monter pour cette manif’, ils le feront
- s’il y a des comités qui veulent s’organiser pour faire des choses ce
jour là depuis ailleurs, ils le feront Discussion autour de l’idée
d’organiser plusieurs manifs un même jour dans plusieurs grandes villes.
Pour certain-e-s, ça serait pertinent de le faire dans les quatre semaines
après expulsion de la Chat-Teigne, pour d’autres, il faut garder cette
idée pour une autre occasion. Il y a l’idée de continuer à réfléchir dans
les collectifs à dans quelles villes ça serait intéressant de faire des
manifestations simultanément. ---> Réaction aux travaux sur la ZAD
Discussion très rapide autour d’un événement possible en réaction à des
gros travaux sur la ZAD : manif’ pour perturber, bloquer ces travaux. «
C’est quoi le début des travaux ? » Certain-e-s parlaient du transfert des
espèces menacées, mais ça semblait assez tôt, d’autres parlaient de la
construction des échangeurs pour le barreau routier.. L’idée semblait
séduire assez les personnes des collectifs qui étaient présentes. Donc,
idée à discuter dans les comités, pour réfléchir autour de quelles
pratiques et tactiques ils viendraient. Il y a aussi l’idée de commencer à
penser ou à construire des structures légères installables facilement,
déplaçables facilement, qui pourraient servir, soit de point de départ
pour bloquer un chantier, soit de point pour occuper un terrain sur lequel
il va y avoir un chantier. Demande des comités d’avoir le plus
d’informations possibles sur le calendrier des travaux pour pouvoir
réfléchir ça depuis chez eux. => Pour ces manifs à dates inconnues, idée
d’avoir une « cellule de crise » dans les différents collectifs : savoir
dans chaque comité, qui est disponible en cas d’ « alerte », avec quel
moyen de transport, se dire qu’assez rapidement 10-15-20 personnes peuvent
venir sur la zone suite à ’une offensive pour détruire les maisons ou dans
le cas de déclenchement de travaux etc... ?

---> Manif de remise en culture

Idée d’une manif’, à échéance fixe au printemps dans le but de remettre en
culture des terres, pour replanter, planter des haies, faire du land-art,
des cultures qui ne nécessitent pas forcément beaucoup d’entretien (des
topinambours ou des choses comme ça...), collectivement, à très
nombreux-ses, sur le modèle du 17 novembre, avec construction et
plantation. Pas une manif’ de réoccupation puisqu’on occupe toujours en
continu, mais une manif pour affirmer qu’on veut faire vivre cet espace là
et se le réapproprier collectivement, pour aller plus loin que juste
s’opposer à l’aéroport. Proposition de noms ; « Sème ta zad, manif de
replantation, renaissance du bocage, le printemps de la Zad, le printemps
du Sabot » Cette idée est discutée notamment au sein d’une AG qui
s’organise ici avec des paysan-ne-s et des gens qui habitent la zone.
L’idée est de mettre en lien cette AG avec les comités locaux, pour que ce
projet puisse être discuté partout, et commencé à être préparé. Un appel à
venir s’installer pour cultiver des terres sur la ZAD, faire des jardins
collectifs, doit être lancé par cette AG. A voir comment un appel à
manifestation massive s’intègre à cet appel. Il a été dit à plusieurs
reprises qu’il fallait faire attention à ne pas avoir un décalage trop
grand entre une foule qui débarque et qui met en place plein plein plein
de jardins et d’installations et qu’après il n’y ait plus personne pour
les cultiver. Il faut penser le lien avec des comités dans le 44 ou dans
la région immédiate prêts à participer à des chantiers collectifs ou à
l’entretien des jardins qui seraient soit créés à cette occasion soit
rendus publics ou plus visibles à cette occasion. Il a été dit que cette
manif pourrait être constituée de plusieurs lieux de chantiers, pour que
plus de monde puisse participer que le 17, peut-être plusieurs départs de
manifs, qui pourraient être organisés par des comités locaux (par régions
; par points cardinaux ? )
Samedi soir :

Après le retour des différentes commissions, apéro offert par l’ACIPA,
puis souper (auto-merci de tou-te-s à tou-te-s !) et projections
militantes jusqu’à 23h (extraits du film « Au cœur de la lutte »
disponible via http://lagoradebretagne.fr et film « Quand les arbres
s’agitent », sur la forêt de Rohanne, disponible sur le site de la ZAD,
dans les ressources audiovisuelles ) et grand dormitorio sur place.
Dimanche matin Présentation de divers groupes actifs localement dans la
lutte, suivie d’un débat

(Avec en prime les grandes lignes de l’historique du projet d’aéroport
donné le samedi matin) depuis le début de cette lutte, c’est une lutte
pour la terre comme outil de travail, pas pour la propriété 1973
apparition du projet d’aéroport - création de l’ADECA 1974 decret ZAD sur
1200 ha, droit de préemption du CG (perdu en 2003) : 700 ha acquis
(horizon 1985 pour accueillir le Concorde) sept 2000 retour du projet
d’aéroport : nov création Acipa (4000 adhérents) 2003 Débat Public
officiel 2004 création de la Coordination des associations et mouvements
politiques 2006 enquête publique en vue de la Déclaration d’Utilité
Publique août 2007 : première occupation d’une maison laissée vide par le
CG 2007 : construction de la Vache rit, local pour l’ADECA, l’ACIPA et la
Coordination 2008 : signature de la DUP par le premier ministre de
l’époque François Fillon été 2009 : semaine des résistances et camp action
climat, début d’un mouvement d’occupation sur la ZAD Quelques temps forts
organisés par la Coordination ces dernières années parmi tout ce qui s’est
passé dans cette lutte : 2010 : Tracto-Vélo régionale pendant la campagne
des élections régionales. 2011 : rassemblement pour « un autre choix de
société » ; Tracto-Vélo NDL-Paris Printemps 2012 : grève de la faim de 28
jours, au coeur de Nantes, pendant campagne élections présidentielles Eté
2012 : 2ème forum européen forum contre les GPII (Grands Projets Inutiles
Imposés). Actuellement, procédures relatives à la loi sur l’eau. Depuis le
16 octobre, début de l’opération César, tentative militaro-policière de
vidage de la ZAD.

L’objectif du dimanche était de prendre un temps d’échange pour avoir une
vision plus affinée de la situation, échanger des préoccupations, des
points de vue stratégiques.

Présentation de divers groupes, les temps de paroles étaient assez courts
vu le timing, les présentations ont été succinctes, il y aurait bien
d’autre choses à détailler !

ACIPA : c’est une association lancée en 2000, au moment de la relance du
projet d’aéroport. Le fonctionnement est associatif, avec une coprésidence
de 3 personnes et plus de 4000 adhérent-e-s. Elle sort un bulletin d’info
trimestriel. Le premier travail de l’ACIPA a été de se hausser au niveau «
d’experts citoyens » pour démontrer l’inutilité du projet et mettre en
contradiction les porteurs du projet. Elle a fait un vaste boulot d’info,
auprès des citoyen-ne-s et des élu-e-s. C’est une base logistique, de
soutien sur le terrain et d’infos techniques, elle est au centre de plein
d’évènements : grand forum l’été dernier, pique-niques tous les étés...
L’asso apporte le soutien juridique aux propriétaires locaux qui refusent
de vendre à VINCI. D’autres groupes sont nés en son sein comme l’opération
Citoyens vigilants qui depuis 4 ans stationne chaque jour dans les rues de
Nantes, face au Conseil général, aux locaux du PS, de l’UMP... Des actions
de ce genre démarrent aussi à Paris depuis octobre.

LA COORDINATION : elle est née en 2003 de la réflexion de 4 associations
travaillant conjointement : L’ADECA, Solidarités-Ecologie, Bien Vivre à
Vigneux et l’ACIPA. Elle rassemble à ce jour 45 organisations diverses
(voir acipa.free.fr) : des orgas paysannes (GAB, Confédération Paysanne,
ADECA...), des syndicats (Union Syndicale Solidaires, Conf), des assoc’
citoyennes (ACIPA, Greenpeace, ATTAC, assoc’ autour du transport...), des
assoc’ locales (Solidarités-Ecologie, Bien Vivre à Vigneux, à l’Est de
l’Erdre...), des assoc’ sur les modes d’action (les Désobéissants, les
Faucheurs...), des partis politiques, des assoc’ environnementalistes
(LPO, Nature Avenir...), des assoc’ bretonnes (Breihzistance...), le
collectif des élus CEDPA. C’est un support de l’ACIPA qui organise
également des grands évènements comme les rencontres l’été, les
tractos-vélos...

LE MOUVEMENT D’OCCUPATION : les personnes précisent qu’elles parlent
depuis le mouvement d’occupation et non pas au nom de ce mouvement. Parce
que justement, c’est un mouvement, qui bouge, qui est multiple, avec des
contradictions, c’est impossible de comprendre tout ce qui s’y passe. La
lutte y est contre l’aéroport et son monde, il y a donc plein de points de
départ, de pratiques : sur le rapport à la dépendance matérielle (rapport
aux technologies, à la production agricole, au salariat, aux médias, à
l’habitat...), à l’individualisme (fonctionnements collectifs à plein de
niveaux), aux systèmes de domination (patriarcat, validisme,
exploitations, sexisme...). Il se situe dans un mouvement plus large
d’actions directes, sans médiation, d’auto-organisation. Sur le terrain,
il a eu une présence forte en termes d’opposition aux travaux, de
sabotages, avec cette limite d’être assez fermé, circonscrit dans la zone,
avec peu de liens à Nantes par exemple. Avec les expulsions c’est un truc
qui bouge maintenant. Avant les expulsions il y avait plus de trente lieux
occupés.

LES HABITANTS QUI RÉSISTENT : ils-elles sont des habitant-e-s de la zone
qui résistent, qui refusent de partir et affirment qu’il n’y a pas de
compromis possible (ils-elles ne croient absolument pas dans la commission
du dialogue). Ils-elles subissent la situation de pressions et de
répression (fouilles, contrôles, interdictions de rentrer chez soi...). En
2008 puis 2009, à l’occasion du camp action climat ils-elles ont lancé les
appels à venir occuper la zone.

LE CéDpa : c’est le « collectif des élus qui doutent de la pertinence du
projet d’aéroport ». Qui « doutent » pour ne pas freiner les adhésions. Il
y a donc plus de 1000 adhérents. Leur action se situe en partie sur le
terrain de la justice, parce que le projet pourrait être cassé par le
rapport de force, mais aussi par une décision de justice. C’est une
association, pour pouvoir aller en justice, faire des recours. Il a payé
un cabinet pour expertiser l’enquête d’utilité publique au niveau
économique, et c’est clair que l’enquête est truquée, qu’il y a de gros
manquements. Quand c’est sorti, il y a eut un silence radio de la part des
porteurs du projet, pas de réponses sur le fond, juste le « il faut
accélèrer ». Le groupe a aussi lancé une action en justice pour
l’abrogation de la DUP. C’est possible de prendre plus d’infos sur le site
« aeroportnddl.fr », et attention, sur le site, il ne faut pas se référer
au texte « 10 arguments contre le projet », il est franchement dépassé. Il
est possible d’aller voir les élues partout et de leur donner
l’argumentaire et des bulletins d’adhésion.

LES PILOTES DOUTANT DU PROJET : ils se sont regroupés voici 4 ou 5 ans,
ils ne sont pas encartés. Ils apportent un argumentaire très technique,
avec des chiffres, des données, pour contrer le discours des porteurs du
projet sur les questions qui touchent à l’aéroport actuel de Bouguenais
(qui serait inadapté, saturé d’ici peu), le survol de Nantes, les
procédures d’atterrissage, la dangerosité... Ils sont dans une démarche
citoyenne et ont reçu des pressions, ce qui leur a donné envie
d’accélérer. Ils veulent aller affirmer leur position devant la «
commission du dialogue ».

LE COMITÉ ANTI-RÉPRESSION : comme à chaque fois qu’un mouvement social
prend de l’ampleur, il s’affronte à la répression. Ce collectif s’est donc
monté il y a un an pour suivre les inculpations. Il trouve du pognon pour
pouvoir payer les frais de justice et les amendes et aide à préparer les
défenses (contact avec des avocats, manifs, rassemblements de soutien...).
Par exemple, la veille, il y a eu une manif rassemblant 1000 ou 2000
personnes pour soutenir la personne emprisonnée à Nantes.

LE CNCA (comité nantais contre l’aéroport) : il s’est constitué voici 3
ans avec pour objectif principal de porter cette lutte à Nantes où elle
existait très peu. Ce groupe agit plus largement autour des problématiques
d’urbanisme et de métropole. Le projet d’aéroport s’intègre dans le
processus de métropolisation entre nantes et St Nazaire, qui passe par la
mise en place de nombreuses infrastructures de transport ou de production
pour attirer des investisseurs, par des projets culturels/artistiques pour
attirer des nouvelles populations plutôt friquées, par le zonage de la
ville, sa transformation à coups de bulldozer, par le déplacement de
populations... Nantes est par ailleurs la « capitale verte 2013 », elle se
développe sur une propagande « écolo » en passant un coup de peinture vert
là où elle peut, à coup de label HQE ou d’écoquartiers. Le CNCA a d’abord
lancé un journal autour de ces questions puis des manifs mensuelles depuis
6 mois. Il fonctionne actuellement par des assemblées générales.

L’AFFLUX SUR LE TERRAIN : il s’agit de toutes les personnes qui arrivent
sur le terrain mais qui n’habitent pas là. C’est impossible de parler « au
nom de ». Ce sont des gens qui sont dans la lutte contre l’aménagement du
territoire et qui viennent défendre cet endroit, qui s’organisent pour
qu’ici ça puisse tenir. Il y a une cristallisation autour de la
détermination à tenir ici, c’est un front plus qu’une lutte.

Le COPAIN (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles
INdignées par le projet d’aéroport) : La Confédération Paysanne a toujours
été engagée localement et nationalement pour défendre les terres d’ici. En
juin 2012 se constitue le COPAIN, qui rassemble la Conf, les structures de
vente directe, le GAB, Accueil Paysan, Terroirs 44, le CIVAM, les
producteurs bio... D’autres COPAINs se forment maintenant dans les
départements voisins. Ils permettent d’élargir la base paysanne dans la
lutte. Ils sont un soutien franc, massif et ancré dans le sol pour la
défense des terres, comme pour les Rosiers ou pour la Chateigne, cernée de
47 tracteurs enchaînés. Ce qui est défendu sur la zone est défendu
ensemble, de manière soudée.

L’ADECA : c’est « l’Association de Défense des Exploitants Concernés par
l’Aéroport » C’est le premier groupe à s’être organisé, en 73. Il
rassemble les exploitantEs de la zone. Ils-elles ont mené une lutte pour
pouvoir continuer à cultiver des terres, installer des jeunes. L’ADECA a
fait une contribution agricole pour les enquêtes publiques, a fait du
boulot sur le protocole d’indemnités. L’enjeu était d’être ensemble, de ne
pas se retrouver isolé face au bétonneur. Elle a obtenu que toutes les
exploitations soient au même niveau pour les indemnisations. Elle s’est
battue contre le gel des terres dans le coin (pour faire des réserves
foncières), et pour que des jeunes puissent s’installer sur ces terres.
Maintenant il n’y a plus de réserves pour celles-ceux qui partent, pas de
plan B. Mais on va gagner ! Elle mène des actions comme les Tractos-Vélos
ou la grève de la faim.

LE DÉBAT

La discussion a été un tantinet décousue vu que nous étions plusieurs
centaines et que les tours de parole étaient très longs.

Globalement il a été beaucoup discuté de la place de cette lutte. Les
processus de métropolisation, d’urbanisation, d’aménagement du territoire
sont à l’oeuvre partout. Des luttes s’y opposent dans plein d’endroits,
des tentatives de lutte encore plus. Il y a une importance forte à relier
ce qui se passe ici et ce qui se passe ailleurs.
- le collectif parisien par exemple a cité l’exemple auquel ils-elles
s’affrontent : la construction d’une piste de skis sur des terres
agricoles. La mobilisation y est difficile.
- près de Narbonne, il y a eu une lutte contre l’installation d’une
raffinerie d’huile de palme : ce ne sont pas les élu-e-s qui ont lâché
mais le concessionnaire, qui par ailleurs possède 200 000 Ha plantés de
palmiers au Liberia (ce qui pose la question des milliers de paysans qui
vivaient sur ces terres)
- la construction d’un barrage en Chine qui nécessita le déplacement de
millions de personnes et la construction de nouvelles villes industrielles
pour les reloger : les gens se sont alors retrouvés dépendants du
salariat, ont perdu de leur autonomie, leurs vies ont été plus contrôlées.
Le système ici produit les mêmes choses.
- la possible fermeture de l’usine Arcelor-Mittal au bord de la Loire qui
permettrait de reprendre cet espace bien côté pour la construction de
logements huppés, tout en bousillant une communauté de travail de 100 ans
d’âge.
- les dynamiques d’urbanisation qui permettent de virer les pauvres et de
les emprisonner...
- le fait que les questions de concentration autour des métropoles, de
mise en concurrence des métropoles ne regardent pas que ces métropoles vu
qu’elles ont besoin de zones rurales désertes pour leur poubelles :
l’installation de décharges, de stockages de déchets dangereux, et la
production d’énergie.
- plus largement il a été question de l’aménagement de nos vies, de
comment on aimerait nous voir rentrer dans des cadres normatifs, comment
on vit dans un monde qui nous dépossède, nous veut isolées. On peut
résister parce qu’on a des liens, on partage, on se connaît, le pouvoir
essaye de briser ça, sortir des cadres normatifs, c’est s’affronter à la
répression. D’autres illustrations ont été données de ces aménagements :
le projet de LGV entre nddl et Rennes, la construction d’un aéroport
proche de Angers où ne volent maintenant que des mouches...

La nécessité de liens et de convergences entre cette lutte et d’autres est
évidente, que l’on puisse se renforcer mutuellement. La lutte contre cet
aéroport est particulière par son ampleur, par sa détermination, par les
liens qui s’y tissent, par ce qui s’y partage entre des gens et des mondes
différents, c’est un cocktail détonnant. C’est un peu le démarrage de
quelque chose, on a commencé à prendre un bon mouvement. Plus qu’une
lutte, c’est une faille, dans laquelle il faut mettre un coin et taper
fort jusqu’à gagner ici. Une victoire renforcera les autres batailles :
lutter ici, c’est expérimenter comment on peut gagner. On a une
opportunité de mettre en avant des problématiques. Ont été citées la
question de la décroissance, de la destruction des terres agricoles, du
scientisme, des flux d’argent public vers le privé. Certain-e-s voulaient
mettre en avant des contres projets, des propositions pour la zone, pour
après. D’autres répondaient que le contre projet existe déjà, qu’il se
construit tous les jours. Le devenir de la zone après avoir gagné a été
évoqué, plus comme des questions à se poser que comme des affirmations
fortes. Avec quand même cette réticence « attention que ceux qui ont le
cul entre 2 chaises ne tirent pas trop la couverture à eux en cas de
victoire »

Enfin, beaucoup d’actions possibles ont été évoquées, mais pas discutées :
- des films : un film sur le changement climatique (références ?) et le
film « Bernard Lambert, paysan rebelle », sur les luttes paysannes. -
l’idée d’interpeller les élu-e-s pour qu’ils-elles assurent l’aéroport sur
leurs fonds propres ( voir blog « caution solidaire »)
- renvoyer les cartes d’électeurs-trices à F. Hollande
- réfléchir à ce qui s’était fait lors de la lutte du Larzac : autoréduire
de 10% ses impôts et mettre la tune sur un compte pour la promotion de
l’agriculture sur le Larzac. Ça pourrait se refaire, pour ne pas payer
Vinci, et pour soutenir la lutte.
- les député-e-s ont accès aux prisons, ils-elles pourraient aller visiter
les personnes arrêtées et emprisonnées.
- agir contre la caisse des congés payés du bâtiment : elle collecte sur
toutes les entreprises et est gérée par les syndicats patronaux, ils ont
des milliards et dealent des projets dégueux avec des banques.
- idée d’avoir une chanson commune.
Dimanche après-midi : balade sur la zad

Récit d’un promeneur :

« En vélo pour ma part, emprunté à l’atelier de réparation vu les
baricades érigées sur une départementale alors qu’à moins d’un kilometre
pres de quinze fourgons de gendarmerie bloquent la circulation pour rien
puisque les convois de matériel passent dans le champ sous leurs yeux
malgré l’interdiction préfectorale surréalisme guerre larvée des
constructions en cours de toutes parts et d’infinis moments de riches
rencontres !! Viendez Vider vin$$i !! »

Merci à tou-te-s celleux qui ont envoyé des compte-rendus !!

Liste d’actions citées au cours de ce w.e. :

actions de sensibilisation : Montrer l’impact du projet en superposant la
surface de la ZAD sur une carte locale Construire une cabane, par région,
sur le marché de Noël ou sur une place, sur un lieu de lutte locale ou de
projet imposé (une idée était que chaque comité puisse un peu faire une
ZAD dans chaque département avec un chalet. Et que ces chalets là seraient
appelés à revenir ensuite, à Notre-Dame-des-Landes lors d’une
manifestation ou lors de manifestation de réoccupation au printemps).
Comparer à des nuisances d’infrastructures existantes, ou à des luttes
passées ; conférences. bouffes de rue. projections dans des salles ou dans
les rues (Marseille, Strasbourg). prise d’antenne sur France Culture
(Paris). présence sur les marchés (tractage, cabane, vins chauds, vente de
bouffe pays de Nantes...). réunions publiques. Campagne de drapeaux
anti-aéroport aux fenêtres, balcons avec un appel à impression et
sérigraphie. appel à la diffusion et à l’installation de panneaux "non à
l’aéroport" sur tout le territoire afin de visibiliser la lutte et son
extension. information lors d’événements locaux (artistiques,
culturels...). peinture sur la route, banderoles sur les ponts,
affichages, pancartes sur les terrils (npdc). spectacle autour d’Astérix
(Paris).

Actions contre Vinci et ses partenaires : Péages et parkings gratuits.
actions auprès des actionnaires (blocage (Bordeaux), arrosage d’un bateau
d’actionnaires avec des tracts). occupations de chantiers, de bureaux.
Sabotages. Tags. perturbation de colloques. Campagne contre les
entreprises identifiées comme participant au projet d’AGO (société
Aéroports du Grand Ouest, filiale de Vinci). Répertorier les contrats
municipaux avec Vinci et ses filiales (la salle de la rencontre est
chauffée par Vinci).

manifestations : projet de manif nationale à paris ? chaines humaines
baptèmes de rue (impasse Notre Dame des Landes, etc). manif de voitures
décorées.

actions par rapport aux élu-e-s : occupations de mairies PS, occupations
de lieux de pouvoir. rencontre avec des élus de conseils généraux,
mairies, députés. saturation des standards téléphoniques. accueil des
élu-e-s, des membres du gouvernement en déplacement (JMA) à
Clermont-Ferrand...). perturbation de manifestations politiques sur
l’environnement organisées par le PS. appel au renvoi des cartes
d’électeurs déchirées à l’adresse de l’Elysée, devant les mairies.
enchaînement aux grilles de la préfecture (Nantes). demander aux élu-e-s
de se porter caution solidaire du projet s’illes sont pour
:http://caution-aeroport.blogspot.de/

marche vers la ZAD (départ de Nices, Lille, projet de Paris et Bretagne,
projet de marche des grands projets inutiles ?) ; les acccueillir et
rendre visible sur leurs parcours .

Actions de solidarité contre la répression soutien aux gens qui passent en
procès (par exemple le 16 janvier à Paris). rassemblements devant les
gendarmeries. dépots en villes des capsules de lacrymogène utilisée sur la
ZAD. Campagne contre les entreprises liées à la répression (usine de
lacrymos, etc).

soutien matériel spectacle de soutien, tournées d’artistes dans les
comités locaux collecte de matériel, de fonds. avoir des rendez-vous
réguliers pour échanger des infos, entre celleux qui reviennent de la ZAD,
celleux qui y vont, les membres du collectif local. organisation de
cuisines, dépôts matériels, hébergements, accueils malades, veilles
nocturnes sur la ZAD pour celleux qui sont dans les environs…

les idées inclassables … appel à la construction d’un aéroport
international à côté de Blois dans le parc « inutile » de Chambord. bière
dédiée à la lutte contre l’aéroport. projet de grève de la faim. Alimenter
des fiches explicatives d’actions (comment faire un péage gratuit, comment
préparer un sabotage, comment prendre des précautions informatiques avec
tails.boum.org, etc).
## Fiche pratique Péage gratuit : #

A titre d’exemple et puisqu’il s’agit de l’appel avec l’échéance la plus
courte, des conseils pratiques sur les actions péages ont été énoncé au
retour de la commission.

En voici le résumé :

L’action est très simple et n’engage pas les participants à des risques
inconsidérés.

Pour commencer, il suffit d’être 4 par voie d’entrée, aussi le nombre de
participants doit augmenter en fonction de la taille du péage.

Les 4 personnes sont répartit dans chaque voie d’entrée de la manière
suivante : 2 personnes accueillent les voitures pour leur expliquer
l’objet de l’action, leur distribuer un tract et les inviter s’ils le
souhaitent à soutenir financièrement le mouvement. Plus loin, la troisième
personne s’occupe de maintenir la barrière ouverte pendant que la dernière
reccueille les dons.

Déroulement :

Passer le péage avec vos véhicules pour se garer sur le parking qui
succède aux guérites de paiement.

Dans un premier temps recouvrir les caméras de vidéosurveillance avec des
poches plastiques pendant qu’une ou deux personnes discutent avec les
employés de la section de péage.

Une fois fait, chaque groupe de 4 (ou plus) peut prendre place devant
chaque voie d’entrée.

Une demi heure suffit souvent à réunir plusieurs centaines d’euros de dons.

C’est important que pendant l’opération quelques personnes restent
disponiblespour discuter avec les employés pendant que d’autres restent
attentifs à l’arrivée éventuelle de la gendarmerie.

Quand les gendarmes arrivent (Souvent une voiture dans un premier temps,
pour faire le constat) deux options s’offrent à vous : soit vous partez et
évitez toute communication avec eux, soit vous estimez que vous êtes assez
nombreux, et engagez des négociations pour gagner du temps et faire durer
l’action.

Et surtout, amusez vous.
Résumé des infos pratiques

S’INFORMER DE LOIN

Le site des Zadistes : http://zad.nadir.org/ Le site de l’ACIPA :
http://acipa.free.fr/ Le site du CEDPA : http://aeroportnddl.fr/ Le forum
des comités locaux :

pour écrire à la ZAD : zad@riseup.net à l’ACIPA : acipa.info@free.fr aux
comités locaux : (liste de diffusion) : pour participer au relais de la
Chateigne : zad.presidio@riseup.net

La liste de matériel utile à amener :
http://zad.nadir.org/spip.php?article515

SUR PLACE => point info :- à Notre Dame des Landes : mobilhome ou local à
droite de la mairie, tous les jours de 10h à 17h. - sur le champ « Hors
Contrôle » : sur la D81, à proximité du lieu dit La Rollandière. => pour
apporter du matériel :
- champs « hors contrôle »– dans la ZAD, sur la D 81.
- hangar de Montjean – hors ZAD, sur la route entre NDL et Grandchamps des
Fontaines.

LES PROCHAINES GRANDES DATES

En cas d’attaque :
- occupation des lieux de pouvoir dans les 48h suivant une expulsion de la
Chateigne
- grande manif à Nantes en cas d’opération d’expulsion et/ou destruction
sur la zone.

- semaine de Noël : présence sur les marchés de Noël
- du 22 au 29 décembre : appel à péages gratuits
- 18 et 19 janvier : journées d’actions contre Vinci (plus d’infos sur
Vinci et ses filiales : http://stopvinci.noblogs.org/)
- 9 février 2013 : arrivée des marches de Nice et Lille à NDDL
- printemps : grande manif de remise en culture des terres expropriées. -
11 mai : grande chaîne humaine pour entourer la zad.
- w.e. du 4 août : méga rassemblement de l’ACIPA et de la Coordination. -
Les deux semaines avant les grandes manifs, appel à mettre la pression aux
éluEs PS.





jean luc
Admin

Date d'inscription : 22/01/2008
Localisation : 09700 Saverdun

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