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"les biens communs" 3 livres à se procurer les 10&17 Octobre..

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"les biens communs" 3 livres à se procurer les 10&17 Octobre..

Message par jean luc le Jeu 2 Oct - 15:46





  • De Pierre Dardot et Christian Laval: "Commun Essai sur la révolution au XXIe siècle"


Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des « communs » contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
Cette émergence du commun dans l'action appelle un travail de clarifi cation dans la pensée. Le sens actuel du commun se distingue des nombreux usages passés de cette notion, qu'ils soient philosophiques, juridiques ou théologiques : bien suprême de la cité, universalité d'essence, propriété inhérente à certaines choses, quand ce n'est pas la fin poursuivie par la création divine. Mais il est un autre fil qui rattache le commun, non à l'essence des hommes ou à la nature des choses, mais à l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun », réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.




  • Des mêmes auteurs, " la nouvelle raison du monde "




Il est devenu banal de dénoncer l'absurdité d'un marché omniscient, omnipotent et autorégulateur. Cet ouvrage montre cependant que ce chaos procède d'une rationalité dont l'action est souterraine, diffuse et globale. Cette rationalité, qui est la raison du capitalisme contemporain, est le néolibéralisme lui-même. Explorant sa genèse doctri-nale et les circonstances politiques et économiques de son déploiement, les auteurs lèvent de nombreux malentendus : le néolibéralisme n'est ni un retour au libéralisme classique ni la restauration d'un capitalisme « pur ». Commettre ce contresens, c'est ne pas comprendre ce qu'il y a précisément de nouveau dans le néolibéralisme : loin de voir dans le marché une donnée naturelle qui limiterait l'action de l'État, il se fixe pour objectif de construire le marché et de faire de l'entreprise le modèle du gouvernement des sujets.
Par des voies multiples, le néolibéralisme s'est imposé comme la nouvelle raison du monde, qui fait de la concurrence la norme universelle des conduites et ne laisse intacte aucune sphère de l'existence humaine. Cette logique érode jusqu'à la conception classique de la démocratie. Elle introduit des formes inédites d'assujettissement qui constituent, pour ceux qui la contestent, un défi politique et intellectuel inédit. Seule l'intelligence de cette rationalité permettra de lui opposer une véritable résistance et d'ouvrir un autre avenir.
 

  • Enfin « La renaissance des communs. Pour une société de coopération et de partage » de D. Bollier. Traduit de l’américain par Olivier Petitjean.


De nombreux domaines de notre patrimoine commun sont actuellement en état de siège : l’eau, la terre, les forêts, les pêcheries, les organismes vivants, mais aussi les œuvres créatives, l’information, les espaces publics, les cultures indigènes… Pour proposer une réponse aux multiples crises, économiques, sociales et environnementales, que connaît la notre société actuelle, David Bollier invite à revenir sur cette notion de « communs », un ensemble de pratiques sociales collectives que la modernité industrielle a fait progressivement disparaître. Aujourd’hui, les communs doivent être appréhendés non comme des ressources dont tout le monde aurait la libre jouissance, mais comme un système de coopération et de gouvernance permettant de préserver et de créer des formes de richesse partagée. L’auteur montre comment ils peuvent remédier à nos maux économiques en. Car Cette approche, mettant en avant une théorie plus riche de la valeur que l’économie conventionnelle, implique de nouveaux modèles de production, des formes plus ouvertes et responsables de participation des citoyens ainsi qu’une culture d’innovation sociale. C’est ce dont témoignent les actions et initiatives des différents mouvements des « commoneurs » à travers le monde, déterminés à construire des alternatives vivantes et fonctionnelles à l’étau des grandes technocraties publiques et privées.
Cet ouvrage devrait permettre d’éclairer et de promouvoir l’enjeu des communs aussi bien auprès des universitaires et des élus que des militants associatifs et autres citoyens engagés.
Biographie de l’auteur

David Bollier se consacre aux communs depuis la fin des années 1990 comme auteur, consultant politique, militant et blogueur. Il travaille sur de nombreux projets liés aux communs avec des partenaires américains et internationaux et tient un blog sur la question (www.bollier.org). Il vit à Amherst, dans le Massachusetts, aux États-Unis.

 
Ce livre de David Bollier, paru aux éditions Charles Léopold Mayer, retiendra l’attention de tous ceux qui s’intéressent aux processus démocratiques et aux processus d’implication citoyenne. Même si nous pouvons tordre le nez sur des nostalgies du passé, notamment sur les communs des populations indigènes relevant du précapitalisme ou sur des croyances Bisounours d’harmonie avec le néolibéralisme, il y a suffisamment de matériaux pour resituer les communs dans une perspective anticapitaliste. Ce livre permet de resituer les biens communs par rapport aux biens publics, les communs par rapport aux services publics. Il permet de s’intéresser aux raisons qui font que les services publics aujourd’hui régressent mais que les communs se développent.
A partir des communs qui peuvent être définis par une ressource à gérer, une communauté de « commoneurs » et des règles sociales qui favorisent la coopération et le partage, nous pouvons voir le point commun des communs avec l’anticapitalisme à savoir le refus de l‘enclosure capitaliste. Alors que ce livre est dédié à la promotion des communs, il nous permet cependant de comprendre la contradiction qu’il y a entre les communs et la propriété privée d’une part , comme la contradiction qui existe entre les communs et l’Etat mais aussi entre les communs et les marchés.
Pour tous ceux qui réfléchissent à un synchronisme éventuel entre les communs et les services publics dans un processus de sanctuarisation vis-à-vis des marchés et de la propriété privée, le tout dans une perspective de réelle avancée démocratique, voilà un livre qu’il faut lire.
D’abord, parce que plus d’un milliard de personnes dans le monde subsiste grâce aux communs de subsistance. Mais aussi parce que le monde actuel fabrique et développe des nouveaux communs numériques, des nouveaux communs sociaux, des nouveaux communs culturels. Pas inintéressant pour des anticapitalistes républicains laïques et sociaux de s’intéresser aussi au copyleft versus le copyright, au GNU/ Linux versus Microsoft, à Wikipédia versus les revues payantes de prestige, au mouvement de libre accès universitaire versus la marchandisation du savoir, au mouvement coopératif et mutualiste versus la propriété privée des moyens de production, du don du sang versus la marchandisation du sang, des Amap circuit court, du développement du covoiturage, au mouvement des Indignés, etc.
Comme disaient Karl Marx, Friedrich Engels, Jean Jaurès et Antonio Gramsci, chacun à leur façon, toute transformation sociale et politique demande une bonne connaissance des pratiques sociales actuelles, afin de voir sur quelles bases d’appui existantes nous pouvons nous appuyer pour « culbuter » le système actuel vers l’application d’un nouveau modèle politique alternatif. Car contrairement à la chanson de l’Internationale, jamais, en 2 500 ans d’histoire, on n’a fait table rase totale du passé.
Après la lecture de ce livre, on peut se poser la question de savoir si les communs dont l’ambivalence me paraît certaine ne seraient pas par contre une des antichambres possibles de nouvelles pratiques intégrables dans un projet alternatif au capitalisme, dans une République sociale, une fois dégagés de la gangue du capitalisme lui-même.

Chacun-e pourra se procurer ces livres lors des projections à Saverdun, les Vendredi 10 et 17 Octobre.

jean luc
Admin

Date d'inscription : 22/01/2008
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