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2 articles pour penser la décroissance

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2 articles pour penser la décroissance

Message par jean luc le Mer 7 Jan - 9:07

Sur la revue "La décroissance"


                              - Rubrique Psy -   ( Journal « LA DECROISSANCE »  07/04 )
 
 
  Question : « un économiste est-il fou ? »
 
La «  croissance » : une idéologie (voir définition dans le Larousse) de matraquage des consciences imposée par les médias. Pour répondre à cette question, nous sommes allés interroger un célèbre psychanalyste , le Professeur Jacques Foldingue, ancien interné des hôpitaux de Paris.
 
La Décroissance : Professeur Foldingue, en écoutant les chroniqueurs économistes dans les médias, parlant de la dogmatique «  sacro-sainte croissance » ( à part ceci point de salut ! ) ; nous nous sommes demandé s'ils sont atteints d’une pathologie mentale ?
Professeur Foldingue : c'est une bonne question.. Nous délirons tous. C'est ce qui me permet de vivre …
La D.: Mais encore ?
Pr. F. : Eh bien. dans le sens où un économiste serait lui-même une " personne délirante ", je ne pense pas . Son propos s'apparente plutôt, sur le fond, à celui d'un petit enfant : il ne cesse de parler, de désirs, d'envies, confondant symptomatiquement les envies et les besoins. « Tout dépend de ce consommateur, de ses envies, de ses désirs. », dit-il. Comme vous le savez, le " principe de plaisir " caractérise la petite enfance. C'est la période ou le " Ça " domine l'être. « l'enfant tend seulement à satisfaire ses besoin pulsionnaire, en se confondant au principe de plaisir », disant  Sigmund Freud dans ses Nouvelles Conférences, -  que je vous conseille d'ailleurs.
La D.: Et alors ?
Pr. F. : Pour s’émanciper, devenir adulte, le petit homme devra apprendre à subordonner le Ça au Principe de réalité. C’est le rôle du " Surmoi " qui, régulant le " Ça ",  permettra au Moi de se construire. Le passage du Principe de plaisir au Principe de réalité est essentiel au développement de la personne. Pour devenir libre, adulte, l’homme doit fixer des limites à ses désirs, il doit apprendre à limiter ses besoins, à respecter la liberté d'autrui, etc. N’est-ce pas ce que vous cherchez dans votre journal, en associant l’idée de décroissance à la réalité d’une véritable " joie de vivre " ? Encore qu’on pourrait suspecter dans ce nouvel impératif
de « décroître » la présence insidieuse de ce que nous appelons " pulsion de mort ".

La D. : Précisément, notre but est de grandir autrement que dans la voie d’une croissance quantitative et purement matérielle nous pensons que la pulsion de mort est au contraire au cœur de ce système économique qui pousse chacun à se consumer en consommant …
Pr. F. : Bien vu, pour des amateurs ! Le dis­cours d e l'économiste en effet consiste à maintenir la personne dans la consommation infantile, à l'enfermer dans le désir sans fin de satisfaction immédiatement toutes ses envies, toutes ses pulsions, Et votre chroniqueur médiatique manifeste, flatte ce mythe d'une toute puissance livrant à ses désirs un monde sans limites. Discours donc fondamentalement régressif, aux antipodes de l'émergence de l'être, puisque c'est ici le Surmoi qui enjoint au Moi de se confiner au Ça  ! Venant d'un adulte, on peut le qualifié de profondément pathologique. Nous demeurons dans ce fameux stade oral, une oralité centré sur la dévoration des choses, du monde, des autres, et finalement de soi. D'où le mal être de tant de contemporains, mentalement boulimique …« Je suis mal dans ma peau, donc je consomme ; je fais le plein avec du vide, je me remplis en remplissant mon frigo ». etc. Donc , un économiste n'est pas forcément " délirant " en tant que tel, son discours invite à partager ce que l'on pourrait appeler la " folie " de l'hyper consommation.
Il est l'expression du système qui …

La D.: Vous voulez dite que sa folie serait répandue dans toute la société, Professeur ?
Pr. F. : Exactement. Travaillant dans tous les médias nationaux, à une heure de grande écoute, notre chroniqueur est la voie même de la France, qui érige l'aliénation économique en norme sociale, et la manie consommatoire en devoir communautaire. Ne dit-il pas : « Tous les économistes sont d'accord », prescrivant l'adhésion générale à cette folie collective ? D’où ma question : est-ce l'économiste ou notre société qui est folle ? La question préalable posée par le présentateur du journal laisse entendre qu'il adhère à la régression collective : ne voulant pas en sortir, il évite la question du pourquoi. Je peux vous le dire le discours de la  « croissance », contrairement à son nom, maintient la société entière à l'âge du sein, fait régresser les adultes dans l’infantilisme du Ça, et empêche les enfants de réellement grandir. Dans un tel système,
c’est la per­sonne au psychisme sain qui est considérée
par l’ensemble comme démente.
Le fou, c’est celui qui est frappé d’une aliénation minoritaire !

La D. : Merci professeur.
Pr. F. : De rien, c’est 300 euros.
La D. : C’est cher !
Pr. F. : Peut-être, mais ce prix fait partie de la thérapie,
il assure une guérison rapide.

La D. : Mais nous ne sommes pas malades
Pr. F. : C’est ce que disent tous les fous.







    Charte du Consom'acteur averti
 
 
 Les dix commandements pour passer du statut de C.O.Z.O.T
(consommateur Zombie Télécommandé)
à celui de Consommateur alerte et conscient.
Afin de détruire les idées reçues ou préconçues,
les réflexes conditionnés ou le conformisme.

 
1 - En ai‑je vraiment besoin ? Est-ce que l'utilité justifie l'achat ? Probablement aucune autre question appliquée de façon systématique à chaque achat, aidera plus une personne à transformer ses habitudes de consommation. Elle peut s'appliquer autant à la visite chez le médecin qu'à l'achat du dernier C.D de votre groupe musical préféré. Plus vous la poserez plus vous réfléchirez en profondeur à ce qu'est un vrai besoin.
 
2 - Quel impact cet achat aura t'il sur mes enfants, les générations futures ? Est‑il juste qu'ils aient à payer les pots cassés dans mon insouciance de consommateurs endormis ?
 
3 - Les personnes qui produisent ce que j'achète travaillent‑elles dans des conditions décentes? Sont elles adéquatement rémunérées? Bénéficient‑elles des droits élémentaires d'association etc.? II est en général difficile d'obtenir des réponses à ces questions. Raison de plus pour exiger de nos gouvernements des labels de qualités sociaux et écologiques.
 
4 - Pourquoi est‑ce que j'achète ceci ? Quels sont les mobiles qui me pousse à acheter ? un manque affectif ? un désir de statut social ? une pub maligne ?
 
5 - Puis‑je consacrer à sa consommation le temps nécessaire,
et cela sans arrière pensée aucune ?

 
6 - Vais-je utiliser le produit suffisamment souvent pour en justifier l'achat  ?
 
7 - Retirerai‑je de cet achat un plaisir proportionnel aux ressources utilisées pour le fabriquer ? Ces ressources sont de deux ordres : mon énergie de vie
( que je vends contre mon salaire ), et les ressources de la planète.

 
8 - Dans quelles conditions écologiques la chose a t'elle été produite, transportée, etc.?
 
9 - La consommation de cette chose, de ce produit, de ce service me rapproche t'elle de mon but de vie ? M'aide t 'elle à renforcer mes priorités ou me disperse t'elle ? Les hommes ne désirent pas être riche, mais simplement plus riche que les autres hommes.
On consomme par comparaison aux autres.
 
10 - Puis‑je posséder et utiliser cette chose sans qu'elle me possède ou m' utilise ?
 
  -  Conclusion  -  : 10 suggestions qui tiennent compte d'une prise de conscience et de notre nécessaire solidarité avec la planète entière et tous ses habitants. La terre peut satisfaire aux besoins de chacun de nous mais pas à l'avidité de tous …Quand on simplifie sa vie, l'impact bénéfique se répercute sur au moins 5 plans : l'environnement, la santé, la solidarité internationale et locale, les finances et la cohérence individuelle. Le dépouillement matériel constitue un enrichissement intérieur et surtout un allégement merveilleux. On ne simplifie pas sa vie dans la tour d'ivoire de sa petite existence personnelle, centrée sur son nombril...! II peut sembler ridicule de vouloir ÊTRE dans un monde qui ne veut qu'AVOIR et qui en meurt sans le savoir, mais demain appartient déjà à tous ceux qui SONT. Chacun de nous doit être le changement qu'il voudrait voir se réaliser dans le monde. Un chemin se créé en marchant.

1
 
 
 
 
 

     -   Quelques réflexions   - à lire avec un esprit critique avec discernement, sans préjugés dogmatiques :
 La plus grande " secte " actuelle de notre monde ne serait‑elle pas  : la pensée unique se cachant derrière
de jolis mots comme économie de marché, libéralisme, croissance infinie …  ( Hors de cela point de salut ! )

 
·           Le consommateur tel un mouton de Panurge doit‑il consommer tout ce qu'on lui offre sous prétexte qu'il faut consommer ? Doit‑il participer à la grande fête des produits inutiles qui inondent le marché ? Doit‑il s'engager à ne plus penser, mais à dé – penser  dans une frustration et une insatisfaction permanente ?
 
·           Avoir assez ne signifie pas avoir la quantité minimum pour survivre, c'est la quantité exacte de ce qui donne une réelle satisfaction, sans excès. Avoir assez est donc l'état atteint par une personne qui s'est
débarrassée de toutes possessions superflues.
Qui est riche ? Définition : est riche celui qui sait qu'il est assez riche et sait le reconnaître.

 
·           Vivre plus simplement, c'est découvrir l'immense joie qui naît quand on élague tout le superflu matériel, certes, mais qui n'est que l'extériorisation de la peur ou du désir de paraître ou de s'affirmer,
comme si les choses pouvaient nous donner un surcroît d'être.
 
·           Vivre simplement naît d'une certaine qualité d'être de la personne qui a hiérarchisé ses priorités
et sait où elle va. C'est une prise de conscience que la vraie richesse est intérieure et n'a que très peu
à faire avec des possessions matérielles.
 
·           Vivre plus simplement se traduit par une certaine clarté, une sérénité l'esprit
consistant, dans l'incroyable confusion ambiante, à vivre sa vie
à partir de quelques règles, quelques grandes lois universelles très simples.

 
·           II y a deux façons de devenir riche :
accumuler de plus en plus de possessions
ou développer moins les besoins  et donc de désirer moins.

 
·           Nous devons réaliser que toutes possessions en trop bloquent
une certaine quantité d'énergie
, énergie que nous pourrions mieux investir autrement.

 
·           La simplicité... n'est pas le sacrifice. Ce n'est pas vider la vie de sa joie. Bien au contraire la simplicité évite justement le ballast excessif qui s'oppose à la joie. C'est une concentration sur ce qui est le plus beau, le plus valable. Encore plus belle (que la simplicité matérielle) est la simplicité intérieure. L'esprit, rejetant l'encombrement et la confusion de l ' hyperstimulation, de la dépossession de lui même par les médias, devient conscient de l'essentiel. La simplicité est une prise de conscience qui permet d'organiser ses priorités de la vie et petit à petit d'élaguer le superflu des choses ou actes vides de sens, sans une culpabilisation, cette mafia de l'esprit. Vivons simplement afin que d'autres puissent simplement vivre.
 
·           Et si la réduction de la consommation matérielle était même la condition sine qua non de la redécouverte d'une qualité de vie perdue, de la reconquête du temps aliéné et une étape importante de la découverte de soi, du sens de la vie, de notre identité profonde. Ne sommes nous pas devenus trop souvent des colonisés du désir ? De plus la société de consommation n'a t'elle pas tué chez tant de personnes la capacité à ressentir la gratitude?
 
·           De plus en plus de gens font le choix de vivre plus simplement parce qu'en diminuant leurs besoins, ils peuvent diminuer leur temps de travail. C'est donc avoir plus de temps pour s'investir dans ce qu'ils aiment vraiment faire avec les êtres qui leur sont chers. Existons‑nous d'abord par les signes extérieurs de richesse et de prestige ? ou par notre capacité à aimer à partager, à exprimer la compassion et manifester la joie de vivre...? Vivons‑nous avec un projet de vie cohérent permettant à nos vraies richesses intérieures, de s 'exprimer et de s'épanouir ?
 
·           L’ étape essentielle de ce travail de développement personnel consiste à surmonter la peur du manque : manque de temps, manque d'argent, manque d'amour, de sécurité, de partenaire, de compétences, d'espace, de possibilités, d'occasion, de calme ... La " peur de manquer de ... " est peut-être
la peur numéro un de l ' espèce humaine.
 
·           En effet devenir un Consom'acteur constitue une des forces de transformation des plus puissantes de la
planète
. Quand les fourmis se mettent ensemble, elles peuvent transporter un éléphant ; fut‑il multinational ! Chaque fois que nous faisons des achats, nous votons avec notre porte‑monnaie
pour uncertain type de société.
·           Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse
 


2
 
Chaque jour dans le monde :    -  on estime que 35 000 personnes meurent des suites de la faim.
                                                      -  1,3 milliards d'individus survivent avec moins de 1 dollar par jour.
                                                      -  20% de la population mondiale consomme 80% des richesses ...


jean luc
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